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L’effet dégrisant de la crise en Russie.


Selon les hommes d’affaires russes, la crise aurait dégrisé les Russes et les emprunteurs seraient devenus nettement nombreux.


Hier, les représentants du secteur financier ont tenté d’évaluer l’effet de la crise sur la propension des Russes à souscrire à des crédits. Selon les hommes d’affaires russes, la crise aurait dégrisé les Russes et les emprunteurs seraient devenus nettement nombreux. Il est donc permis d’espérer que les dettes impayées des personnes physiques pourront se figer au niveau actuel de 270 milliards de roubles et cesser de croître. Toutefois, tous les experts ne partagent pas cette conclusion car l’attribution libéralisée des crédits par les banques risquerait d’entraîner de nouveaux retards de paiement.

Selon les dernières statistiques de la Banque centrale de Russie, la totalité des crédits impayés par les Russes s’élèverait à près de 270 milliards de roubles, soit 7,5% de toutes les dettes envers les banques, écrit mercredi 21 juillet le quotidien Nezavissimaïa Gazeta. Alexandre Morozov, président de l’Association nationale des recouvreurs de dettes, a fait remarquer hier qu’était en train de se mettre en place en Russie une tendance à accorder plus de crédits et que l’on pouvait donc s’attendre à ce que vers la fin de 2010, la Russie soit proche de la barre des 4 000 milliards de roubles accordés sous forme de crédits à des personnes physiques. Si la relance se poursuit sur ce marché en 2010 et en 2011, le pourcentage des crédits impayés baissera par rapport à la totalité des crédits accordés à des personnes physiques. Le chiffre absolu des dettes impayées ne fait pourtant qu’augmenter pour le moment et dépasse de plusieurs fois le niveau de l’année dernière. Toutefois, Alexandre Morozov affirme que ce niveau est loin d’être critique puisque le pourcentage de non-payeurs reste faible et ne constitue que 15% de l’ensemble des personnes physiques ayant souscrit à des crédits.

Or, Gueorgui Medvedev, directeur du Centre interrégional d’apprentissage financier, fait remarquer que ce sont justement les 85% de débiteurs honnêtes qui pâtissent des dettes impayées dans la mesure où la solution du problème des dettes impayées nécessite des dépenses considérables de la part des banques obligées d’entretenir des juristes, de participer aux procès et de payer des charges à l’État. Résultat, ces dépenses sont si élevées que les banques ont parfois intérêt à oublier les dettes non remboursées en les contrebalançant par une augmentation des taux d’intérêt.

Quant à la conclusion principale des représentants du secteur financier, elle est la suivante : les Russes ont éprouvé un choc terrible pendant la crise qui les a dégrisés. Ils sont donc devenus plus circonspects en matière de crédits et le pourcentage des débiteurs a diminué qui empruntent des crédits sans évaluer correctement leurs moyens financiers. Cela témoigne sinon des compétences financières accrues des gens, du moins de leur prudence financière. Cette dernière constitue une raison de plus d’affirmer que le niveau de dettes impayées se stabilisera dans le futur.



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