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Un espace douanier commun de la Russie, Kazakhstan et Biélorussie


La déclaration des présidents russe, kazakh et biélorusse à Astana marque l’entrée en vigueur du Code des douanes de l’Union douanière à partir du 6 juillet ce qui crée un espace douanier commun sur le territoire des trois pays.


Les processus d’intégration, dont la nécessité est évoquée depuis la chute de l’URSS, commencent enfin à se mettre en place. La déclaration des présidents russe, kazakh et biélorusse à Astana marque l’entrée en vigueur du Code des douanes de l’U-nion douanière à partir du 6 juillet ce qui crée un espace douanier commun sur le territoire des trois pays. Cet espace commun avec une population de près de 168 millions d’habitants représente, sans aucun doute, le projet le plus ambitieux sur le territoire de la CEI depuis sa création.

La signature du traité sur la création de l’U-nion douanière et de l’Espace économique commun en février 1999 et opérée par la Russie, le Kazakhstan et la Biélorussie, ainsi que par le Kirghizstan et le Tadjikistan, n’avait pas impressionné l’opinion publique à l’époque: des documents similaires étaient fréquemment adoptés au sein de la CEI aussi bien avant cet événement qu’après. Quatre ans auparavant, ces mêmes pays (excepté le Tadjikistan) avaient déjà créé une U-nion douanière, mais celle-ci était restée sur le papier. De nombreuses autres tentatives avortées avaient également été entreprises, écrit vendredi 9 juillet l’hebdomadaire Parlamentskaïa Gazeta.

Le 10 octobre 2000, le même «G5» a signé à Astana un Traité sur la constitution de la Communauté économique eurasiatique (CEEA), une sorte d’équivalent du Marché commun européen. La mise en place de cette nouvelle communauté a traîné en longueur.

En août 2006, le Conseil interétatique a pris la décision de n’inclure initialement dans l’U-nion douanière que les trois pays qui y étaient prêts. Un an plus tard, à une nouvelle réunion au sommet de la CEEA, le concept de l’union et le plan de sa mise en place prévu pour trois ans ont été accordés. Etrangement, ces délais ont été respectés, pour la première fois depuis la fin de l’U-nion Soviétique.

Ce sont la Biélorussie et le Kazakhstan qui ont le plus besoin de l’U-nion douanière et de l’Espace économique commun sur le plan économique : ces deux pays n’ont pas accès à la mer et leurs marchés intérieurs sont limités. C’est pourtant la Russie qui a le plus besoin de ces nouvelles institutions sur le plan politique, car elles étayent son importance géopolitique et son rôle dans l’économie mondiale et améliorent les conditions du climat d’investissement en Russie. Ajoutons que la Biélorussie et le Kazakhstan sont actuellement les pays les plus stables de la CEI avec des succès considérables dans les domaines des infrastructures et de l’économie. La Russie n’aura donc pas besoin de « s’investir » dans la solution des problèmes internes ou externes de ces pays.

Le succès des nouvelles institutions a une importance géopolitique et économique. C’est l’Ukraine, avec ses 46 millions d’habitants qui devra tirer des conclusions sur son intérêt d’adhérer à ces nouvelles structures. Ce pays se voit confronté à peu près aux mêmes problèmes socio-économiques et institutionnels que la Russie et il est le prochain participant aux structures d’intégration. Or, ce sont les avantages éventuels de l’U-nion douanière pour le Kazakhstan et la Biélorussie qui détermineront la décision de l’Ukraine.



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